CERN: plainte contre le démarrage du LHC
Un groupe de chercheurs a déposé une plainte contre le CERN auprès de la Cour européenne des droits de l'homme. Ils demandent le blocage du démarrage du Grand collisionneur de hadrons (LHC).
Agendée au 10 septembre, la mise en marche du LHC pourrait favoriser l’apparition de micro-trous noirs susceptibles d’aspirer le monde. Cette thèse, qui a déjà fait l’objet d’une plainte de physiciens américains en mars dernier devant un tribunal de Hawaï, est au centre d’une seconde plainte déposée contre les pays membres du CERN, cette fois auprès de la CEDH à Strasbourg.
Les détracteurs du projet réunis autour du professeur de biochimie allemand et théoricien du chaos Otto Rössler, très critique sur les expériences impliquant le LHC, regrettent que l’examen des risques n’ait pas été effectué selon un processus standard, comme c’est le cas par exemple pour les centrales nucléaires, a souligné le coordinateur du groupe Markus Goritschnig.
La plainte a été signée par trois privés suisse, allemand et autrichien, représentant le groupe. Ils demandent à titre de mesure provisoire le blocage du démarrage du LHC. Selon le porte-parole du CERN James Gillie, les propos des plaignants n’ont aucun fondement.
Le LHC se trouve dans un anneau souterrain de 26,7 km sous la frontière franco-genevoise. Dans un tube de vide, les scientifiques vont accélérer des paquets de protons ou d’ions de plomb et les faire s’entrechoquer à des vitesses, et donc à des énergies, jusqu’alors jamais atteintes.

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